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JE SUIS AVEC épisode 5

February 7, 2017

Cette année encore Claude et Francine ont repris leur sac à dos pour repartir à Madagascar mais cette fois elles ont ajouté dans leurs bagages Sébastien Layral . Les récits qui suivent sont ses témoignages

 

Ce jour nous allons fêter l’approche de Noel avec les résidents de “LA MAISON” qui à été la première base à voir le jour avec le soutien d’Eva qui a donné le terrain. Nous attendent,des enfants, de vieux, les officiels avec Madame la préfète, trois religieux dont le Père None.

Sur le chemin s’esclaffent les couleurs qui s’échappent du sol dur et sec. Ces maisons sont parfois armées d’une petite échoppe depuis laquelle l’habitant peut mettre en vente sa récolte.

 

Toutes les routes prises jusqu’au village sont bordées de piétons vaillants, qui avec force et courage avalent les montées comme moi les Fisherman’s friends. Cette gamine doit peser à peine plus que la cargaison qui lui sert de couvre chef. Je me sens dans ces moments là, le waza plein de fric qui, lui, roule, en R5 d’accord mais qui roule. Le chauffeur Pierrot prend grands soin de sa passagère Claude qu’il connait bien, cette dernière souffre de ces pistes qui malmènent son dos de 80 printemps.

 

Nous débarquons dans cette vaste demeure avec Mariette, Eva, sœur Luigina, Francine et Claude. Il fait très chaud ce matin, et ils ont pris soin de mettre de grandes bâches plastiques noires pour nous protéger du soleil!

 

 

Les officiels sont installés, les pauvres n’ont pas de chaises eux. Une messe est dite en Malgache, bon la dernière c’était à Combronde avec Le Père Pédro, et avant ça, eux, ça remonte à très loin, trop loin pour ma mémoire. Bref les trois religieux se succèdent, puis les vieux résidants vont mettre en scène une partie de l’ancien testament accompagnés de quelques jeunes.

 

 

A la fin de la célébration la parole est donnée à Eva qui nous remercie tous soulignant que ma présence ici se fait au détriment de ma famille ce qui me touche beaucoup, Puis Claude continue avec un beau discours qui annonce le parcours et les vingt années de collaboration. Et c’est d’autant plus important que ça se fasse ici, car c’est ici que tout avait commencé. La télévision locale n’en perd pas une miette. Puis Francine demande la parole : petit sourire d’Eva.

 

 

Elle sort de je ne sais où, depuis ses vêtement, une bougie piquée à l’hôtel d’EVA. Elle l’allume et se retourne vers moi, et droit dans ses yeux bleus, elle me demande de reprendre le flambeau soulignant l’équipe que nous formions, là bas, en France. Et là je ne me sens pas très bien, j’ai comme un énorme poids qui se pose là, sur mes désormais, frêles épaules. En plus il fait chaud collé à ces bâches noires, pfiouuuuu, c’est par ou la mer?

 

 

S’en suit le dîner avec les officiels, la visite de la maison, et les contacts divers avec tous. Je rencontre Bruce qui va être papa de jumeaux (heureusement que nous ne somme pas sur la côte Est). Il me décrit ses fonctions et son métier : chauffeur livreur dans tout le pays, puis assistant d’Eva dans la gestion de cette maison d’accueil.

 

Les enfants ont mangé à leur faim, ils auront des bananes comme nous, et puis il y a distribution de bonbons, les plus petits s’empressent tellement qu’ils mangent aussi le papier.

 

On se serre bien fort encore et les poignées de mains sont denses.

 

 

On repart à l’hôtel où je tape mes comptes rendus que je n’ai pu travailler avant car, chaque soir il y a un délestage électrique qui m’empêche de travailler.

 

 

Je fais la rencontre à l’hôtel de Montserrat d'une femme Australienne d’origine Espagnole qui m'explique que chaque année, elle met 3.000$ de sa poche pour venir ici équiper les foyers de lampes solaires. Chaque lampe coûte 100.000 Ariary (une trentaine d’€uros.) Autonomie pour une lampe de 14h avec un temps de charge derrière une fenêtre d’environ 8h. Je lui en emprunte une pour montrer à « elles deux » et à Mariette.

Et d’ailleurs comme on parle d’elle, la voilà qui vient me chercher pour aller acheter les boites de peintures pour les petitous de l’école d’hier. Nos achats faits, on prend un boulier pour que Vouary apprenne à compter, puis on va chercher les clefs au diocèse pour l’accès à une salle qu’on loue demain pour recevoir plus de 400 enfants venant de pleins d’horizons différents. On en profite pour solliciter le Père Max pour m’accompagner en pays Zafmarini pour deux jours avant mon départ pour visiter le Père Pedro Opéka. Rendez vous pris pour le 21 et 22 décembre. Il m’est promis un voyage épique, inimaginable, bouleversant.

 

Sur le chemin du retour, Mariette me confie quelques histoires bien étranges, à coté de nous joue une petite fille dont le père vend des légumes sur le bord de la route. Cette pitchounette, pose un caillou au sol, puis pose par dessus une brindille d’herbe. Elle saisit un caillou à pleine mains et déchiquette à petits coup, l’herbe qui perd vite forme pour s’éclater. Pendant ce temps elle récite ce qu’a été sa journée, c’est une coutume ici. Ça me rappelle que là bas, mes filles aiment notre jeu « le rapport du matin » qui consiste à ce que chacun de nous raconte sa matinée lors du repas de midi.

 

Quand je regagne ma chambre, je m’aperçois que le cadeau qui m’a été offert est très très beau, une sorte de marqueterie ou figure mon prénom et le nom de l’association.

 

 

 

 

 

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